Kim Doo Soo

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kim doo soo
Title

Kim Doo Soo (kor) + Fuji Yuki (jap) 

Details
20:00
Venue

Kim Doo Soo (KOR) is the deepest and most introspective of Korea's acid folk singers with songs telling tales of political oppression, alcoholism, suicide, and a ten-year period of mountain seclusion. Here was an entirely unknown voice and a poetic sensibility that is tender, richly melodic, agonizingly soulful, and undeniably human. Kim Doo Soo has been active since the 80s and his first record ‘A Long Way‘ was released in 1986 on the Korean label Seorabul Record. He first came to the attention of the west via Damon & Naomi's International Sad Hits compilation in 2006. He has also released records via Japanese label PSF and the UK’s Blackest Rainbow.

 

Kim Doo Soo a débuté sa carrière en 1981 avec la chanson ‘Guichokdo‘, inspirée d’un poème de Seo Jeong-joo, un des plus grands poètes coréens.

Souvent appelé "chanteur ermite" et parfois "chanteur mystère", il a publié six rares albums en 30 ans de carrière (son 6e et dernier album, ‘The Evening River‘ est sorti en 2009), et s’est rarement produit dans des concerts grand public.
Il est considéré comme le musicien coréen acid-folk le plus introspectif et comme un chanteur aux textes poétiques et profonds, aux mélodies intemporelles – échos d’un folklore traditionnel et de la psyché du promeneur solitaire. Ses textes évoquent sa vie proche des montagnes, la nature, l’oppression politique, la réclusion, l’alcoolisme, la mort. Au-delà des messages critiques, ses paroles sont aussi porteuses d’espoir. Selon le critique musical Kang Heon, ‘Kim Doo–soo chante, avec des mots simples mais néanmoins très émouvants, la pauvreté et le destin des gens de peu, des laissés pour compte, toujours oubliés.’ Dans la musique de Kim Doo Soo, on peut percevoir l’influence des chansons folk coréennes des années 1970, mais aussi de genres variés comme le progressive folk ou le folk rock. Son jeu de guitare remémore la finesse et la légèreté de celui de Nick Drake tandis que sa voix aux accents très fragiles exhume celles de Tim Hardin, de Pip Proud, et rappelle même celle d’Ed Askew. Reconnu dans le milieu artistique underground coréen, il s’est fait remarquer en dehors de son pays par son quatrième album intitulé ‘Free Spirit‘ sorti en 2002, par sa présence dans la compilation International Sad Hits présentée par Damon & Naomi en 2006, puis par la publication de son album Evening River par le label anglais Blackest Rainbow en novembre 2010, après une première publication en janvier sur le label japonais P.S.F.

 

FUJI YUKI (jap) is a Japanese female vocalist as know as member of the ethereal drone pop duo "Sarry".
She is influenced by ancient music, Buddhist ritual music, Krautrock, Progressive rock, Noise music and abstract experimental music.
Vocal style is including a little unusual singing approach - minimal 
phrase repetition, voice drone, etc.
Her voice works as one of a great instruments.
Many kinds of home and abroad artists have expected and played with her original abstract sounds.

Makoto Kawabata (acid Mothers Temple) presents Fuji Yuki :

"If it were possible to project sound through a crystal, it would probably sound something like this. Like a book of prophecy where multiple speculations are blended together, its intimations and allusions left obscure. And at the same time it's like infringing some taboo by creating a rapport with memories of a distant, past life. Weird hymns that waver between curiosity and dread."
 

Il y a les ruines du temps, solitudes s'effondrant dans le décor de nos vies, nous laissant seul à poursuivre ce lent voyage. La musique des anges, des sphères, qui nous appellent, récitent le nom de chacun de nous qui écoutons leurs voix, cette voix : celle de Yuki Fuji. Elle prend notre solitude entre ses mains et l'emportent là où vont les nuages, dans l'oubli, l'âme s'accouplant à elle, dans sa seule vibration, elle s'envole pour un long voyage immobile. Elle réveille d'antiques folklores, d'obscures mélodies en sommeil depuis l'aube des temps. Keiji Haino disait qu'il y avait deux sortes de musiciens : les techniciens et les chamans, Yuki Fuji fait parti de ces derniers où la musique est ce lien tissé entre le passé et notre présent, la mémoire et nos rêves, où le temps tourne sans fin sur lui même. « La lumière a ses chants », écrivait Pascal Quignard. Yuki Fuji est ce chant lumineux qui s'envole dans l'air nocturne, le traverse, l'illumine un court instant : « Les trilles et les ornements si doux de ton souffle – Ils sont allés dans les chemins de silence la nuit », Tymnès de Crète. Nous avons parfois besoin de lacher prise, de transports, d'oubli, juste être avec cette voix, cette caresse sonore. Partir.