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Masterclass met Philippe Spiesser op 10 december vanaf 10u.
Masterclasses zijn eenmalige momenten waarbij gerenommeerde toondichters hun ervaring, kennis en passie delen met minder ervaren artiesten. Binnen ons werkingsveld zetten we in op dit essentiële onderdeel van het onderricht en organiseren daarom ontmoetingen met vertegenwoordigers van het hedendaags repertoire.
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De percussionist Philippe Spiesser is bovenal een boeiende en atypische vertolker. Hij is levendig en geestdriftig en reproduceert tal van nooit vertoonde ervaringen en ontmoetingen met ‘makers’ uit alle kunsttakken. Als gepassioneerd musicus put hij inspiratie uit het contact met andere artistieke disciplines, zoals dans, theater, beeld en elektronica, hetgeen op zijn beurt nieuwe werken voortbrengt. Hij heeft zich voornamelijk toegelegd op het oeuvre van Philippe Hurel, Pierre Jodlowski, Bruno Mantovani, Michelangelo Lupone, Elzbieta Sikora, C.Lauba, Bruno Letort en Denis Dufour.
Sinds 2012 is hij ‘artist in residence’ in het Centro Ricerche Musicali in Rome, waar hij actief deelneemt aan het onderzoek van de transformatie van akoestische instrumenten door middel van elektronica. Voorbeelden hiervan zijn de Feed Drum en SkinAct, beiden bedacht door componist en onderzoeker Michelangelo Lupone. Hij zal deze resultaten van het onderzoek, door hem “verhoogde percussie” genoemd, onder de aandacht brengen van de studenten en hen zo nieuwe mogelijkheden aanreiken om instrumenten te benaderen.

  • Philippe Spiesser

The group Why The Eye? is currently recording an album at Les Ateliers Claus. Our ears are ringing and vibrations in our house have a new meaning these days. Looking forward to hearing the finished materials!

  • Why The Eye?

Xylouris White was interviewed by Agenda/Brussel Deze Week. Read the interview here: http://issuu.com/brusselnieuws.be/docs/agenda1500/25?e=1909715/31576610

  • Xylouris White interview

__Frédéric Gérard Daniel / Homnimal
Travaille sur différentes techniques vocales et leur valeur d’usage/popatomique/mots proximatifs/heavy metal boisé
https://soundcloud.com/homnimal/xulf

  • Frédéric Gérard Daniel

A documentary on Borbetomagus by Jef Mertens. Screening on November 12th at les ateliers claus

quelques réflexions sur la situation actuelle au Burkina Faso et comment le son contemporain de Baba Commandant inscrit dans ce contexte. Grand merci Nadège & Cyrill.
Comment parler de Baba Commandant sans parler du Burkina Faso ?
Comment parler du Burkina sans évoquer sa situation politique actuelle ?
Comment évoquer sa situation politique sans citer Thomas Sankara ?
Le 30 octobre 2014, à la suite d'une insurrection qui a vu un million de personnes dans les rues de Ouagadougou, Blaise Compaoré, à la tête d'une dictature à facade démocratique depuis 1987, quitte le pouvoir en hâte, exfiltré par des militaires français en Côte d'Ivoire.
L'ombre de Thomas Sankara plâne sur les manifestations. « Tuer un sankara, et demain, vous aurez des milliers de Sankara ». Ces paroles auront valeur de prophétie.
Thomas Sankara n'est pas n'importe qui. En 1983, à la suite d'un coup d'état avec entres autres son ami Blaise Compaoré, il engage la Haute-Volta, dans la révolution. Le pays devient le « Burkina Faso », littéralement, « le pays des hommes intègres ».
En quatre ans, le jeune leader charismatique qui roule en R5 obtient l'autosuffisance alimentaire de son pays. Il abolit les privilèges des fonctionnaires, lutte contre la corruption, instaure l'agro-écologie comme politique environnementale, lance le débat sur la conditions de femmes, et investit dans la culture, la santé, l'éducation... A la conférence d'Adis Abeba en 1987, devant l'Union Africaine, il soulève l'épineux problème de la dette. « Si personne ne me suis en refusant de payer la dette, je ne serais pas à la prochaine conférence ». Thomas Sankara est assassiné peu de temps après. A qui profite le crime ? D'abord à son frère d'arme, Blaise Compaoré. Mais aussi à la France de François Mitterand, et aux puissances occidentales, voulant préserver l'ordre néo-colonial en vigueur.
Thomas Sankara est devenu aujourd'hui une icône, un symbole pour toute la jeunesse africaine.
Un an après les insurrections de 2014 qui ont chassé Blaise Compaoré, il y a un mois, Gilbert Diendiéré, ancien bras droit du régime, prend le pouvoir. Une deuxième fois, le peuple burkinabè se dresse. Le coup d'état est défait au bout d'une semaine sanglante. Dans un mois, le Burkina Faso va vivre ses premières élections réellement démocratique depuis plus de trois décennies.
Vous me direz, mais pourquoi il nous raconte tout ça lui ?
C'est que Baba Commandant est un de ces artistes en phase avec la société qui l'entoure. Une énergie décapante, mélangeant tradition mandingue, grooves afrobeat dans la lignée de Fela Kuti, et influences contemporaines le rock et hip hop. Une énergie pimentée, un souffle de fraïcheur dans le paysage musical comme politique burkinabè.
Nadège Ouedraogo & Cyril Mossé